Devrait-on abolir les arrondissements à Montréal?

by Steve | 28 avril 2009 | Montréal

Marie-Claude Lortie signe une chronique dans La Presse dans laquelle elle tente de comprendre pourquoi il n’y a pas de vente de nourriture dans les rues à Montréal. Voici un extrait de cette chronique :

Voici la réponse que la ville centre m’a donnée quand j’ai abordé le sujet: Ce sont les arrondissements qui délivrent les permis aux cantines mobiles, triporteurs de crèmes glacées et compagnie. Les permis sont octroyés à la pièce et dans le cadre de certains événements, notamment des festivals comme Juste pour rire. Comment? «Il faut leur demander, nous notre responsabilité, c’est d’inspecter», m’a répondu la chef de division de l’inspection des aliments, Christine Vézina, chez qui on m’a dirigée lorsque j’ai appelé au bureau du maire pour savoir à qui m’adresser.

Appel à l’arrondissement de Ville-Marie, le centre-ville. Réponse: «Vendre de la nourriture dans la rue est interdit depuis des lustres pour des questions de santé publique. On peut demander des ordonnances spéciales pour certains événements, mais sinon, il n’y en a pas», m’a expliqué Jacques-Alain Lavallée, porte-parole de l’arrondissement.

- Pourquoi c’est ainsi encore en 2009? Les temps ont changé…

- Il faudrait demander à la ville centre.

On nous dit que les arrondissements sont là pour offrir des services de proximité, alors qu’en réalité il faut toujours se demander si on doit s’adresser à notre arrondissement ou à la ville centre. Pourquoi la ville centre ne serait-elle pas capable d’offrir des services de proximité? Ce serait beaucoup plus simple pour le citoyen d’avoir un seul gouvernement local.

La ville de New York (population > 8 000 000) a un gouvernement local centralisé. Bien qu’il y ait cinq arrondissements à New York, ceux-ci n’ont pas de gouvernement. Chaque arrondissement élit un président, un poste qui consiste principalement à conseiller le maire au sujet des enjeux concernant l’arrondissement. Est-ce que quelqu’un doute de la capacité de la ville de New York d’offrir des services de proximité?

On nous dit que les citoyens ne veulent pas entendre parler de gouvernance et de structures. Heureusement, il y a de l’espoir. De plus en plus de montréalais comprennent que la plupart des problèmes à Montréal découlent du fait que Montréal est devenue une fédération de 19 arrondissements, laquelle est subordonnée à plusieurs couches de structures administratives. Il faut maintenant trouver des solutions.

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