La position constitutionnelle de l’ADQ

by Steve | 30 avril 2009 | ADQ, Autonomie

Je ne suis pas impliqué dans l’Action démocratique du Québec (ADQ), même si mon blogue se retrouve dans la section blogoshpère du site Web de ce parti. Un responsable du site a dû juger que le contenu de mon blogue pourrait intéresser les adéquistes. Mon blogue a aussi été mentionné sur Montréalais d’origine, un autre blogue qui se retrouve dans la section blogoshpère du site de l’ADQ.

Malgré le fait que je ne sois pas membre de l’ADQ, je suis avec intérêt la course à la direction de ce parti. L’ADQ est le seul parti politique qui flirt avec l’idée de réouvrir la Constitution du Canada. Comme je crois qu’une réforme constitutionnelle ne peut que venir des provinces dans le contexte actuel, le fait que l’ADQ soit un parti provincial rend les choses encore plus intéressantes.

Examinons maintenant la position constitutionnelle de l’ADQ, telle que décrite dans la section autonomie et identité du site de l’ADQ :

Politiquement, la vision autonomiste de l’ADQ, centrale dans le programme électoral de 2007, est axée sur le respect du partage des compétences établi par la Constitution fédérale de 1867 et sur la protection identitaire du Québec. En fait, l’autonomie que défend l’ADQ a des racines politiques historiques et a été défendue par divers hommes politiques du Québec depuis la confédération de 1867. Elle suggère que le Québec négocie directement avec le gouvernement fédéral de manière à obtenir ce dont il a besoin pour assumer pleinement ses responsabilités constitutionnelles et pour assurer son développement identitaire.

[...]

L’autonomie du Québec: c’est s’affirmer sans se séparer!

Je crois que l’ADQ devrait profiter de la course à la direction pour débattre de cette approche. Le Québec devrait exiger le respect du partage des compétences établi par la Loi constitutionnelle de 1867. Cependant, l’idée qu’une province négocie directement avec le gouvernement fédéral afin d’obtenir ce dont elle a besoin est problématique. Cette approche mène inévitablement à des conflits avec les autres provinces. On ne peut pas régler le problème constitutionnel avec des ententes à la pièce. C’est ce que Paul Martin a fait comme premier ministre avec sa « cafétéria fiscale », qui a créé de nouveaux conflits entre le fédéral et les provinces. Le Québec devrait plutôt travailler avec les autres provinces afin de proposer des modifications constitutionnelles et ainsi faire pression sur le gouvernement fédéral.

Finalement, je ne comprends pas l’obsession identitaire de l’ADQ. Bien que les provinces devraient avoir davantage d’autonomie sur le plan culturel (le fédéral devrait se limiter à financer Radio-Canada), le problème constitutionnel est d’abord et avant tout un problème de gouvernance. Je ne crois pas que les Québécois aient quelconque problème à s’affirmer présentement.

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