Pas de chèque en blanc

by Steve | 11 mai 2009 | Autonomie, Infrastructures

Jean Lapierre expliquait ce matin à l’émission de Paul Arcand (98,5 fm Montréal) pourquoi les fonds de stimulation économique du gouvernement fédéral ne se rendent pas encore jusqu’aux projets (l’extrait audio est ici, avancez à 7:20). L’article du Globe and Mail auquel Paul Arcand fait référence est ici.

Selon les sources de Jean Lapierre, il y aurait un conflit majeur entre les élus et la haute fonction publique. Les élus veulent que l’argent sorte le plus rapidement possible, alors que les hauts fonctionnaires ne veulent pas envoyer de chèques en blanc,  surtout avec la Loi fédérale sur la responsabilité adoptée en 2006. Les hauts fonctionnaires ne veulent pas se retrouver un jour devant une commission d’enquête style Gomery. Les municipalités doivent donc dépenser l’argent et ensuite envoyer les factures à Ottawa!

Un autre exemple de la nécessité d’avoir des paliers de gouvernement financièrement autonomes.

Un commentaire

Un commentaire

  1. Jean Lapierre a mis le doigt sur un gros dossier! Merci d’en avoir parlé ici.

    J’aimerais aussi ajouter ce qui suit…

    Si l’argent généré localement était dépensé localement, agrémenté d’aides ponctuelles des régions les plus riches vers les plus pauvres, nous aurions un système diablement efficace.

    À peu près tous nos problèmes proviennent de la concentration des ressources dans un centre. Que ce soit Ottawa ou Québec, en expédiant l’argent des régions vers une seule région « dominante », au plan administratif ou politique, on brise le lien de confiance entre le citoyen et ses élus locaux en brouillant les pistes de l’argent qu’il a fourni pour que les travaux « locaux » se fassent.

    Les projets nationaux pourraient être collégialement approuvés par les décideurs régionaux qui, en retour, auraient des comptes à rendre à leurs concitoyens… qui habitent en face de chez-eux et non à quelques 400 km, comme c’est le cas, dans une large mesure, actuellement.

    Les hauts fonctionnaires ne font pas bien leur travail en protégeant unilatéralement leur séant. Ils auraient avantage à trouver une formule plus ouverte pour que les enjeux soient connus de tous.

    Ce sont les secrets qui font dégénérer les situations hors de tout contrôle.

    Et le « pouvoir local » doit revenir à la mode!

    19 mai 2009 @ 19:50

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