Nommer les choses
J’ai critiqué dans mes billets récents l’obsession des étiquettes à l’ADQ. Voici une définition du mot étiquette :
Au fig. Appellation, terme générique qui classe la manière de penser, d’agir ou d’être d’une personne, ou d’un groupe de personnes. [Source : CNRTL]
Certains adéquistes refusent d’être étiquetés comme fédéralistes ou souverainistes. Sauf qu’en refusant à tout prix d’être décrit comme des fédéralistes, ces adéquistes ont dû créer une nouvelle étiquette : autonomiste. Or, ce n’est pas en créant une troisième étiquette qu’on peut être clair sur une question de base qui se répond par oui ou non!
C’est donc avec grand plaisir que j’ai entendu Joanne Marcotte dire en entrevue avec Jeff Fillion aujourd’hui (audio ici) :
Le parti de l’ADQ, c’est un parti fédéraliste qui prône une plus grande autonomie pour le Québec.
C’est clair, précis et sans ambiguïté. Le mot fédéraliste est utilisé ici comme signifiant « vouloir rester dans le Canada » et non comme une étiquette (trop souvent utilisée avec une connotation négative) qui ne veut rien dire.
Je suis d’accord avec Joanne Marcotte. Il faut être capable de nommer les choses et arrêter d’utiliser « l’étiquette de la troisième voie ».
Toujours dans la même entrevue, Joanne Marcotte et Jeff Fillion ont tous les deux mentionnés ne pas être intéressés par le débat constitutionnel. Je peux comprendre. Le débat constitutionnel est monopolisé depuis des années par les souverainistes. La preuve? Le blogue que vous êtes en train de lire. FruitMûr.ca est le seul blogue non-souverainiste abordant les questions constitutionnelles. Sauf que contrairement à certains souverainistes, je ne dis pas que le débat constitutionnel doit éclipser tout le reste. Je dis plutôt qu’il faut être capable de marcher et mâcher de la gomme en même temps.
Un quatrième candidat se lance dans la course à la direction de l’ADQ.