L’obsession des étiquettes à l’ADQ
J’ai déjà critiqué ici l’obsession identitaire de certains adéquistes, qui sortent des phrases creuses du genre « s’affirmer sans se séparer ». Comme si on empêchait les Québécois de s’affirmer (sauf peut-être les adéquistes à droite du centre-droit… ironiquement).
Maintenant, il semble que l’obsession identitaire est en train de faire place à l’obsession des étiquettes. En voyant le titre du dernier billet de Pierre Morin, intitulé Un parti de centre-droit progressiste et lucide, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à ces longs noms de jeux vidéos, genre Super Street Fighter II Turbo HD Remix. Tant qu’à y être, maintenant qu’on a enlevé Équipe Mario Dumont du nom du parti, on pourrait le renommer Action démocratique du Québec / Équipe de centre-droit autonomiste progressiste et lucide qui affirme son identité nationale sans se séparer II Turbo Continuité.
La plupart des adéquistes rejettent les étiquettes fédéraliste et souverainiste, avec raison. Sauf que autonomiste est malheureusement aussi devenu une étiquette, qui a été collée maladroitement sur toutes les politiques de l’ADQ. La question de base à laquelle on doit absolument répondre est : voulez-vous que le Québec devienne un pays, oui ou non? Une fois qu’on a répondu à cette question, on peut passer à autre chose.
Le débat sur le positionnement idéologique de l’ADQ est essentiel, mais il doit aller au-delà des étiquettes. Les mots ont bien sûr leur importance, mais le débat devrait surtout se faire au niveau des idées. Il faut arrêter d’être obsédé par les étiquettes et plutôt lancer des idées concrètes.