Pour une scission du MAMROT
J’attire votre attention sur l’éditorial intitulé Premier to Montreal: Get over it!, publié dans The Gazette hier.
En nommant Laurent Lessard comme Ministre des Affaires municipales, Jean Charest a démontré une fois de plus qu’il prend Montréal pour acquise. Alors que Montréal a de graves problèmes de gouvernance, d’éthique et de corruption, Jean Charest n’a pas trouvé mieux que de nommer encore une fois un député unilingue francophone provenant d’une région aux affaires municipales. D’autant plus qu’il y a eu un battage médiatique invraisemblable parce que Louise Harel, candidate à la mairie de Montréal, ne parle pas anglais. Il n’y a pas eu autant de critiques envers Laurent Lessard. Deux poids, deux mesures.
Il faudrait un jour comprendre qu’on ne gère pas une métropole comme on gère Saint-Quelqu’un-de-Somewhere. Avoir été maire d’une ville de 26 000 habitants n’a pas rien à voir avec la gestion d’une ville de 1,6 millions d’habitants.
Il serait grandement temps de scinder le Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire (MAMROT) en deux : un pour les régions urbaines de 100 000 habitants et plus (Montréal, Québec, Gatineau, Sherbrooke, Trois-Rivières et Saguenay) et un autre pour les régions. J’espère que les adéquistes prennent des notes.