Pour en finir avec l’obsession identitaire et le manque de confiance collectif

by Steve | 17 février 2010 | Non classé

Le 21 décembre dernier j’écrivais :

Pendant ce temps, le PQ, toujours aussi déconnecté, reprend le flambeau de la droite identitaire de l’ADQ (certains diront la gauche, tout dépend de votre point de vue, mais je vous mets au défi de trouver un représentant de Québec solidaire qui tient de tels discours). Bref, le PQ rejette la droite économique lucide (Facal et Legault), déjà malmenée par l’ADQ, tout en reprenant tout ce que je n’aimais pas de l’ADQ, i.e. l’obsession identitaire et les débats futiles, émotifs et déconnectés de la réalité. Est-ce que l’ADQ de Gérard Deltell saura se distinguer du PQ?

Vous comprendrez donc le grand plaisir que j’ai eu hier à entendre les propos de Lucien Bouchard, qui vont dans le même sens. Le PQ est devenu la nouvelle ADQ, à quelques différences près. Devant un tel constat, l’ADQ de Gérard Deltell a trois options :

  1. Fusionner avec le PQ (peu probable);
  2. Mettre de côté le nationalisme et l’obsession identitaire et s’intéresser aux vrais problèmes;
  3. Disparaître au profit d’un nouveau parti qui proposera l’option #2.

Pour ce qui est de l’option souverainiste du PQ, Lucien Bouchard a servi une bonne dose de réalisme aux péquistes hier. Ce matin, j’ai entendu Bernard Landry dire à Paul Arcand au 98,5 fm : « Est-ce que la France aurait un meilleur système d’éducation si les décisions étaient prises en Angleterre? » Comme si Ottawa était responsable du décrochage! On ne peut pas tout blâmer sur le déséquilibre fiscal (qui a diminué sous les Conservateurs, notons le).

Bien qu’il y ait toujours des problèmes entre le fédéral et les provinces, auxquels nous devront éventuellement faire face, les plus grands problèmes de structures présentement sont entre les provinces et les municipalités, plus particulièrement les grandes régions métropolitaines. Le monde s’urbanise et les populations convergent vers les grands centres, le Québec n’y échappe pas. Au lieu de toujours se demander si ça irait mieux au Québec si les décisions n’étaient pas prises à Ottawa, il faudrait commencer à se demander si ça irait mieux à Montréal si les décisions n’étaient pas prises à Québec.

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