L’odieux des élections
Quel parti portera l’odieux des élections fédérales? La question devrait être posée au pluriel et il est très facile d’y répondre. Bien que chaque parti veuille jeter le blâme sur les autres, il s’agit d’une question factuelle et mathématique. Voici la composition actuelle de la Chambre des communes :
Gouvernement (143)
Conservateur (143)
Opposition (161)
Libéral (77)
Bloc Québécois (48)
NPD (36)
Indépendent (1)
Vacants (3)
TOTAL (308)
Si le gouvernement tombe sur une motion de non-confiance, les trois partis d’opposition seront à blâmer. Mathématiquement, les votes des trois partis d’opposition seront nécessaires pour défaire le gouvernement.
Si le gouvernement tombe sur une motion de confiance, l’explication précédente tient toujours. Mais les conservateurs porteront aussi l’odieux de l’élection, car elle aura été déclenchée suite au dépôt de leur motion.
Une autre élection fédérale cet automne aurait pour effet de déconsidérer grandement la Chambre des commune. Je ne suis pas préoccupé par le coût des élections et par l’impact sur l’économie. Le problème est que les politiciens fédéraux sont sur le qui-vive électoral depuis 5 ans et qu’une autre élection n’y mettra pas fin (à moins qu’un parti n’obtienne la majorité des sièges, ce qui est peu probable).
Personnellement, je crois que le Conseil de la fédération devrait intervenir dans ce débat. Une objection de la part des premiers ministres provinciaux pourrait ralentir les ardeurs électorales des politiciens fédéraux. Les provinces devraient proposer une modification constitutionnelle pour instaurer de vraies élections à date fixe, question de forcer les politiciens fédéraux à se prononcer sur la question.
